[presse] Moi, la poésie, je suis pas trop pour
« Avec une écriture tranchante, adoucie par quelques prouesses poétiques, Christine Van Acker rappelle les morts à la vie »
Cheyenne Quévy, Le suricate magazine, 7 juillet 2026
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« Un témoignage lucide, infiniment sensible et nuancé »
Nos lectures hors champ (Instagram), 7 juillet 2026
Sur l’échelle du temps et de la généalogie familiale, si on remonte à -132 ans, il y a Georges, l’arrière-grand-père, puis à -90 ans, apparait le père de la narratrice ; il a cinq ans … sa voie est déjà toute tracée, car comme toute la lignée, il est destiné à être batelier ; d’école il en est peu question, car la famille n’est jamais sédentaire ; pour l’éducation, c’est le minimum. Quant aux rencontres possibles et au mariage, c’est un « entre-soi » dans le monde de la batellerie. D’une union ainsi contractée, va naître une fille unique, au début des années soixante, qui elle, en refusant le chemin tout tracé, s’émancipera de son milieu, fera des études d’art et de lettres, écrira …
Christine Van Acker dans ce très beau récit, témoigne de qui était son père, cet homme simple dont la vie s’inscrivait dans le travail, dans un quotidien immuable et rassurant où chaque chose devait avoir sa place et sa raison d’être, et qui refusait de penser ou de rêver le monde, inaccessible à la poésie, à la littérature … créant ainsi une béance entre son univers et plus tard celui de sa fille devenue écrivaine ...
Un récit autobiographique, un témoignage lucide, infiniment sensible et nuancé, portrait d’un père, homme de bien, doublement marqué par sa condition et son temps.
« L’ouvrage explore la filiation, la transmission, le tarissement affectif, ces « traces sombres » qui collent aux basques et qui ont le pouvoir de « tirer par les pieds », il prend les existences invisibles pour aiguillon et navigue au gré des déplacements intérieurs. »
Sarah Bearelle, Le carnet et les instants, juin 2026
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« Moi, la poésie, je suis pas trop pour cerne bien alors la dureté taiseuse d’une éducation, sa passive reproduction du « c’est comme ça ». »
La Viduité, juin 2026


