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Cinéma

Frédérique Dolphijn texteRebekka Baumann gravures

6 € • 10,5 x 20 cm • 16 pages • isbn 9782930223780 • 2007 • collection Cahiers

La production a fait creuser des tranchées. De vraies tranchées sur des dizaines de mètres dans de vrais champs pour devenir un vrai décor de film. Le scénario le demandait, et le réalisateur avait exigé d’être au plus près de la réalité dans ce vrai paysage de désolation où plane ce ciel si bleu, atterré d’être toujours là au-dessus de tant d’inconscience.
Un aulne au bord du champ.

 

Il y a une jeune femme qui aimerait jouer dans un vrai film et qui se dit qu’on ne devrait jamais avoir le temps de tricher.

Frédérique Dolphijn signe un court récit qui bouscule la question de la représentation. Lors du tournage d’un film, comme l’exige le scénario, on creuse des tranchées pour être au plus près de la réalité. A grand renfort de technique, on essaye de dire l’indicible de la guerre. Et un gars de la régie s’exécute, creuse la tranchée et tombe sur une mine. Une vraie mine de la vraie guerre. Et ce moment suspendu, qui bouleverse les acteurs et les techniciens, est au cœur du récit.
Il sait qu’il ne peut pas bouger sous peine d’explosion. Il l’a vu dans un vrai film. Effroi. Il se voit explosé par la mine. Ce boy de la régie est devenu le centre du plateau, personne ne voudrait être à sa place.

Les gravures de Rebekka Baumann explorent le texte. Elles lui choisissent des chemins de traverse qui mettent en lumière les éléments du décor, de la nature. Des oiseaux, des chemins, des arbres, dans lesquels les personnages semblent suspendus à leur destin.

 

 

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