Daniel Arnaut a signé de ce nom divers articles critiques, textes littéraires et travaux graphiques. En d'autres temps, peut-être en une autre vie, en tout cas sous une autre identité, il fut tour à tour enseignant et chercheur, formateur et réalisateur. Il tourna même un film de semi-fiction, Figures d'oubli, qui, bien que diffusé dans divers festivals et récompensé par un prix, lui valut, eut égard à son titre, un oubli prévisible.
Il s'essaya à l'informatique, persévéra dans le graphisme et la mise en page, qui restent à ce jour son principal moyen de subsistance. Ce qui ne l'empêche pas, nanti d'un diplôme de philologie romane, de mettre sa plume au service des causes les plus diverses, pourvu qu'elles soient nobles, ou du moins rémunérées : collaborations à des revues, travaux de correction et de supervision, ateliers de lecture-écriture (avec Caroline Lamarche), etc.
Après avoir participé à l'aventure de L'image, le monde, revue prometteuse mais trop tôt disparue, il anime avec quelques congénères Mandrill, publication irrévérencieuse qui, bon an mal an, vogue vers son septième numéro. A titre personnel, il a beaucoup écrit (trop, diront certains) et peu publié (trop peu, diront d'autres). Aux éditions Esperluète, Comme un chien (2011, dessins de Guy Prévost) est son deuxième roman après Les choses que l'on ne dit pas (2006, illustré par Anne Leloup) qui, par ailleurs, ont fait l'objet d'une réalisation radiophonique avant d'être édité par les éditions Esperluète.
